Entretien avec Paul-Henri Mathieu

Au lendemain de sa défaite en demi-finale des Internationaux de Vendée contre Benoît Paire, « Paulo » a répondu aux quelques questions de Tennis Shot News.

Source : Rémy Chautard
Source : Rémy Chautard

TSN : Paulo, une défaite frustrante après un bon deuxième set, quel est ton ressenti après ce match?

PHM : Forcément déçu, Benoît a joué plus en rythme que moi, malgré mon bon deuxième set, je n’ai pas été régulier et face à un joueur comme lui, ça ne pardonne pas.

TSN : Quel était  ton objectif en venant ici?

PHM : Je voulais faire au moins quart de finale, j’arrive en demi-finale en ayant battu un joueur mieux classé que moi, je suis donc pas déçu de mon parcours.

TSN : Justement, quelles sont tes ambitions pour 2016?

PHM : Je vais surtour faire une bonne préparation sur terre battue, pour arriver en bonne forme à Roland Garros. Je vais privilégier la terre battue, pour tenter de faire une saison complète et garder des genoux solides.

Pray for Paris.
Propos recueillis par Noé Le Guil

Test : New Balance 996 V2

Source : New Balance
Source : New Balance

Par l’intermédiaire de notre partenaire NEW BALANCE nous avons pu tester leur nouvelle merveille, la  996 V2. En plus de son très bel esthétisme, celle-ci est disponible en trois colories ( rouge/gris, bleu/gris, gris, blanc/noir). Parfaitement appréciée par le géant canadien, Milos Raonic, celle-ci regorge de nouvelles technologies. Tout d’abord, la marque a mis en place la technologie PROBANK afin d’améliorer la stabilité de la chaussure et ainsi avoir une foulée plus précise, ainsi qu’une tige doublée d’une cage en TPU sur tout le pied pour plus de stabilité.  Cette chaussure est dotée d’une semelle intermédiaire REVLite légère pour plus de maintien tout en conservant un bon amorti. Le motif de la semelle extérieure a été repensé afin d’offrir une meilleure adhérence et plus de résistance. Cette chaussure préserve des sensations très agréables. En effet, le joueur conserve sa rapidité et son dynamisme, de part la souplesse et la légèreté du produit.

Cette merveille est disponible ici : NEW BALANCE 996 V2

Noé LE GUIL

Frédéric Fontang : « Son jeu a bien progressé »

Après l’élimination la nuit derrière de Vasek Pospisil face à Andreas Haider-Maurer au premier tour de L’US OPEN 2015, son entraîneur, Frédéric Fontang, nous a livré une interview.

TSN :  Bonjour Frédéric, en quelle forme Vasek avait débuté Flushing Meadow?

FF : Vasek a abordé l’US OPEN en étant plutôt confiant et frais. Mais les conditions très humides d’hier lui ont posé des problèmes.

TSN : Votre collaboration fonctionne-t-elle bien?

FF : Notre relation fonctionne bien, cela va faire bientôt 3 ans à la fin de l’année.

TSN : Après ces trois années aux côtés de Vasek, êtes-vous satisfaits de sa progression? Qu’avez-voulu changer et évoluer lorsque vous vous êtes engagés avec lui en 2013?

FF : Vasek était 140ème lorsque l’on a commencé notre collaboration, il a atteint la 25ème place, son jeu a bien progressé, il est plus constant sur son service et il va plus vers l’avant, il a besoin de prendre plus confiance et progresser physiquement pour passer un autre pallier. Même si on souhaiterait que cela aille plus vite on peut tout de même dire qu’il progresse vite.

Le clan Pospisil
Le clan Pospisil

TSN : Il a butté à deux reprises sur John Isner récemment, a-t-il l’ambition de se rapprocher un maximum du jeu de l’Américain, qui est similaire sur quelques points actuellement?

FF : John Isner n’est pas notre modèle, Vasek a de meilleures qualités au filet, et c’est dans cette direction que son jeu doit évoluer.

TSN : Quels étaient vos objectifs avec lui en abordant cet US OPEN?

FF : L’objectif de cette US OPEN était d’affronter Djokovic au second tour. C’est manqu’ pour cette fois-ci. Vasek va se concentrer sur le double à présent.

Propos recueillis par Noé LE GUIL

Thomas Drouet : « J’ai appris beaucoup sur moi-même »

En pleine préparation avant l’US OPEN avec Timea Babos, Thomas Drouet a généreusement répondu aux questions de Tennis Shot News. Portrait d’un homme vivant pour le tennis.

TSN : Bonjour Thomas, pouvez-vous vous présenter pour les lecteurs de Tennis Shot News?

TD :  J’ai 32 ans, cela fait 5 ans que je suis sur le circuit professionnel en tant que coach, fonction que j’occupais avant  au Monte Carlo Country Club où je gérais le groupe compétition. J’ai également représenté la principauté de Monaco en Coupe Davis durant de nombreuses années.

TSN : Où en est votre collaboration avec Timea Babos? Êtes-vous satisfait de sa progression?

TD : Cela fait maintenant un an et demi que je travaille avec Timea Babos, je suis très satisfait de son investissement dans les entraînements et de sa progression en simple comme en double. Elle était 130ème au classement WTA en simple et aujourd’hui elle est 70ème. De plus, en double, elle occupait la 30ème place mondiale et maintenant elle a intégré le Top 10 et est actuellement 4ème à la Race de Singapour. Nos objectifs d’ici deux ans sont qu’elle intègre le Top 20 mondial.

Source : http://www.drouet-training.com/
Source : http://www.drouet-training.com/

TSN : Comment décririez-vous votre parcours en tant que coach?

TD : Ne travaillant pas dans une académie ou une fédération, j’ai dû me faire connaître et me faire un nom par mes propres moyens. Ayant un bon niveau de tennis, j’ai donc commencé en bas de l’échelle, en faisant sparring puis j’ai vite voulu évoluer. Certains joueurs et joueuses m’ont fait confiance et c’est par ce fait que j’ai commencé à coacher. J’ai eu de la chance d’avoir de très bons résultats dès ma première année de coaching, ce qui m’a fait connaître encore plus surtout en WTA.

TSN : Qu’avez-vous appris au fil des années dans ce métier?

TD : Ce qui me passionne dans ce métier c’est qu’on apprend tous les jours. Lorsque l’on a soif de connaissance, ce milieu est une source inépuisable. J’ai appris aussi beaucoup sur moi-même, la partie psychologique qui est très importante. Si l’on veut être le meilleur coach possible, c’est un travail très dur, car je suis toujours en déplacement et je fais donc des sacrifices au niveau de ma famille.

Walter BARTOLI / Thomas Drouet (sparring partner de Marion Bartoli)

TSN : Auriez-vous aimé vivre l’expérience de joueur sur le circuit ATP ou au final, vous vous plaisez exclusivement en tant que coach?

TD : J’ai tenté l’expérience sur le circuit ATP, mais je n’avais pas assez d’argent pour voyager toute l’année. J’ai donc dû arrêter (blessure au poignet), cependant je regrette que personne ne m’aie dirigé vers une carrière de double, ce qui m’ aurait permis de très bien gagner ma vie et de faire les plus beaux tournois au monde. Mais cela est passé et je suis épanoui comme jamais, je me lève tous les matins, content d’aller sur le court et de faire progresser ma joueuse et c’est ça le plus important.

TSN : Comment évolue votre académie depuis 2013?

TD : Mon académie évolue petit a petit, nous voulons garder un esprit familial et être proche des enfants, donc nous ne faisons pas de forcing pour faire de la masse. Nous avons de plus en plus de demande en tout cas …

TSN : Le fait de s’occuper de l’académie, de faire des stages et d’entraîner sur le circuit WTA, est-ce difficile à gérer?

TD : Ce n’est pas facile à gérer car je voyage beaucoup et de plus je tiens a être présent à un maximum de stages, pour ainsi accompagner les stagiaires. Je vis donc a 200km/h.

TSN : Avez-vous des objectifs particuliers pour les années futures?

TD : Mon objectif est de faire parti des meilleurs coachs sur le circuit et je ferai tout pour y arriver. Je donne tout pour développer mon académie et  pourquoi pas en construire une afin d’augmenter le niveau des prestations. Je recherche donc des éventuels investisseurs pour ce projet.

Merci à Thomas Drouet

Noé LE GUIL

Wimbledon le grand format

Nous sommes le 18 juillet, je tâte le gazon Anglais depuis une semaine, un rêve de gamin de jouer sur cette surface si spéciale. Bon, quand je suis arrivé à Wimbly’, j’ai plus regardé que tâté, puisque ce gazon londonien est considéré comme une oeuvre d’art, on ne la touche qu’avec les yeux. Les premiers aperçus sont plutôt sympas, pas une seule peau de banane par terre, ce milieu est d’une propreté rare. Le guide de cette visite, se présente, un anglais très maniéré, robotisé pour faire des dizaines de visites par jour et cela depuis trente ans. Chose assez étrange, le premier court où il nous emmène est celui où Nico et Isner ont réalisé leur fameux record. Ce match est vraiment ancré dans les mémoires anglaises, cela m’a beaucoup étonné. 
 
Accompagné d’un beau soleil, on monte vers les jardins qui surplombent le milieu. 

    

Des appartements assez abîmés se tiennent juste derrière les courts annexes, les habitants peuvent donc regarder les matchs, tranquillement. Le court n°1 et le court Central m’ont interpellé, sachant que ce dernier compte plus de places que le Chatrier de Roland, lorsqu’on y rentre l’impression est d’avoir faire face à un stade moyen, totalement à l’opposé des grandes tribunes parisiennes.    

  

Le cadre est très fleuri, celui-ci se rattachant beaucoup au style anglais. Enfin, j’ai pu faire un tour dans la salle d’interview. Une salle très moderne, avec des horloges Rolex d’une valeur indéfinissable. 

  

                                          Noé LE GUIL

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